Nom : Grégoire
Prénom : Martin
Date de naissance : vers 1505
Date de mort : exactement 1552
Martin Grégoire est un médecin ayant exercé à Tours entre 1543 et 1552, éminent traducteur du grec, humaniste tourangeau.
Activité économique
Sans doute d'origine tourangelle, Martin est identifié à Paris en 1537, date de sa première publication imprimée (une traduction de Galien). L'année suivante il édite un Galeni, Méthodi memendi (la méthode therapeutique) de Galien, une traduction du grec vers le latin. Cette édition laisse penser qu'il travaille avec les plus grands humanistes traducteurs de grec de l'époque (Sylvius, dont il fut l'élève). Il fait ses études de médecine à Paris, où il s'intégre aussi aux différents cercles qui travaillent à l'apprentissage du grec après 1530 et la fondation du collège de France (Girault, 2024).
Martin Grégoire va passer plusieurs années en Italie, essentiellement à Venise, entre 1539 et 1542, haut lieu de l'imprimerie mais aussi de la pharmacie. Il est service de Guillaume Pellicier, ambassadeur de France, mandaté par François Ier pour chercher des manuscrits grecs. Martin accompagne le diplomate dans la recherche et la traduction des ouvrages grecs. Il voyage aussi sur la cote Adriatique, fréquente les lettrés, il a des contacts avec Jean de Boyssonné en Savoie, ou encore avec François Rabelais, en tant que médécin de Guillaume du Bellay. Il semble avoir enseigné à Paris et a Padoue (Girault, 2024).
Entre 1537 et 1545 il publie six oeuvres de Galien en première édition, et travaille sur l'anatomie, la physiologie l'alimentation et les traitements... domaines sur lesquels il publie de nombreux textes qui seront régulièrement réimprimés de son vivant.
Il part de Venise en 1542 avec l'ambassadeur de France sans doute sous la pression diplomatique. Son retour en France le voit s'installer en Touraine dès 1543. Il se marie à Anne Falaiseau, achète la terre du Boulay à Fondettes, et réside à Tours rue Traversaine, dans une maison, achetée en 1546 (RENUMAR), qui jouxte celle de son beau-père. Son activité principale à Tours fut l'exercice de la médecine. Il semble avoir eu une influence sur son jeune neveu, Charles de Falaiseau, puis inspiré le fils de celui-ci, Adam, qui deviendra un des médecins d'Henri IV. Sans descendance, Martin teste le 23 juin 1552, et veut être enterré en l'église Saint-Saturnin de Tours (RENUMAR).
Pendant son séjour à Tours, il publie deux ouvrages, relatifs à l'oeuvre de Galien, en 1545 et 1549. Il semble mener un compagnonage intellectuel avec des érudits tourangeaux, Jean Breche, avocat au présidial de Tours, juriste et poète, ou Thibault Lespleigney, apothicaire. Ces auteurs dénoncent particulièrement les charlatans (Girault, 2024).
David Rivaud
1542-1552 : Rue Traversaine (Paroisse Saint-Saturnin)
Relations familiales
Identifiant personne : 305.
Auteur de la fiche : David Rivaud le 21 décembre 2025 à 17h10.
Dernière modification le 24 janvier 2026 à 10h16.