Georges Drobet exerce d'abord une activité de relieur à Paris, notamment pour le roi dès 1587. Dès 1565, il est localisé à la rue Saint-Jacques, à l'enseigne du Soleil d'Or. Il a également une boutique au palais. Entre 1585 et 1588, il est à la rue des Amandiers (Augereau, 2003, p. 598-599).
Comme d'autres, Drobet fuit la capitale et les troubles de la Ligue en 1588 pour s'installer à Tours (voir Giraudet 1877 ; Renouard, 1898, p. 119), où il publie exclusivement des duodécimos en vers à destination de la cour (Walsby, 2020, p. 308). Il fait partie de l'association d'imprimeurs chargés de réimprimés des ouvrages en 1591 (
RENUMAR).
Il loge à la paroisse Saint-Hilaire, rue de la Scellerie, dès 1591 et y est toujours domicilié en 1593 (Augereau, 2003, p. 610). Comme d'autres membres de l'association, il tient boutique dans la galerie sud du cloître Saint-Julien (Augereau, 2003, p. 615). Aux côtés de Jamet Mettayer, il passe contrat avec un libraire poitevin, Isaac Caneau, pour lui fournir des livres (Augereau, 2003, p. 651-652).
Drobet est encore présent en Touraine en 1594, alors qu'il reçoit du roi le titre de son "maistre rellieur" (
RENUMAR ;
RENUMAR ; Augereau, 2003, p. 693). Il retourne à Paris en 1595 et y meurt un an plus tard. Il est succédé par sa veuve Mathurine Le Trop, qui épouse en secondes noces Jean Gesselin, compagnon libraire d'abord à Lyon puis à Paris (voir Renouard, 1898, p. 170).
Nous ne connaissons qu'un ouvrage relié de la main de Drobet (
Biblissima). Il n'imprime que 7 ouvrages durant son séjour tourangeau, tous en collaboration avec l'association (Augereau, 2003, p. 634).